Cette année, notre destination de vacances s'appellait CANADA - QUEBEC. Nous sommes allés dans la région de Tadoussac, une des mecques mondiales pour voir les cétacés.

Pour nos observations, nous avons fait appel aux amérindiens Innus, de la tribu Essipit. Nous avons en premier essayé d'observer des baleines depuis la terre, au Cap de Bon-désir. Là, installés sur les rochers, nous avons scruté la mer, espérant y repérer quelques signes de présence.

Nous avons pu "observer" (c'est un bien grand mot) quelques Bélugas. Mais ils sont restés à bonne distance du bord. Parfois ils peuvent se manifester à une dizaine de mètres, mais cela n'a pas été le cas. Ceci dit, les bateaux ne doivent pas les approcher à moins de 400 mètres. Donc, pas mieux.

bélugasNos observations se sont limitées à quelques dos blancs qui tranchaient sur le bleu de la mer.

Le béluga du Saint-Laurent est une exception. Cette petite population (sur)vit très éloignée des autres populations, arctiques, elles.

Mais malgré la protection, la population chute depuis quelques années.

Le béluga est la plus petite baleine observable ici. Elle mesure dans les 4 mètres de long.

 

 

 

 

 

petit rorqual

Heureusement, un petit rorqual est passé à proximité de notre poste d'observation. Il peut mesurer jusqu'à 8 mètres. Mais nous n'en avons vu que le dos ainsi que sa nageoire, caractéristique de la famille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour passer le temps, nous avons observé les oiseaux marins qui passaient.

cormoran à aigrettesLe plus courant était le cormoran à aigrettes, encore jamais observé. Phalacrocorax auritus niche surtout dans l'estuaire du St Laurent. Un peu moins grand que notre cormoran huppé, il vit aussi bien en eaux douces que salées.

Il a un comportement semblable au cormoran huppé, aimant voler de façon rectiligne, à la queue leu-leu, rapidement, juste au-dessus de la surface de l'eau.

fou de Bassan

 

 

 

 

 

Le fou de Bassan, la même espèce qu'en Europe, niche essentiellement dans les provinces "maritimes" mais on peut le voir dans l'Estuaire. La preuve.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le second jour, sur un zodiac, ayant pour guide des Innus d'Essipit, nous sommes allés à la rencontre des baleines. Et nous avons eu beaucoup de chance: très beau temps, mer d'un calme absolu et, surtout, des baleines.

rorqual communbaleine à bosse

Au début, nous n'avons vu que des dos. Ceux d'un groupe de rorquals communs. Petites bêtes pouvant atteindre une vingtaine de mètres. On les reconnait à leur dorsale fine et plus ou moins en crochet vers l'arrière. La distance entre l'évent et la dorsale parait immense.

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est aussi les dos du rorqual (ou baleine) à bosse, bien connu pour ses sondages à la queue bien sortie de l'eau et ses sauts hors de l'eau.

Plus petite que le rorqual, elle mesure tout de même une quinzaine de mètres. Sa dorsale est plus longue que haute et parait moins éloignée de l'évent. D'ailleurs, lorsqu'elle revient à la surface, on voit mieux sa tête et/ou ses évents que pour le rorqual commun.

 

 

 

 

 

 

 

Puis, miracle, les baleines à bosses nous offrirent un spectacle qu'on aurait même pas imaginé dans nos rêves les plus fous: Six à sept sondages, toujours plus près de nous, nous offrant des images magnifiques.

Voici en images, le déroulement d'une baleine plongeant pour sonder, donc pour se nourrir.

 

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Le dos, doucemnt, sort un peu plus haut au dessus de l'eau, s'arrondit. La baleine plonge. La queue émerge de l'eau et décrit un demi cercle finissant à la verticale, nous montrant ses dessins blancs.

Les dernières fois, les baleines étaient très proches, quelques dizaines d emètres, c'est impressionnant.

20082018-IMG_4447Cela peut paraitre normal car on montre toujours des images semblables. Mais pour donner une idée de la rareté de ces observations, il faut savoir qu'une canadienne est venue 30 ans de suite pour le voir et qu'elle ne l'a vu que cette année...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout autour, des bandes de  marsouins chassaient. Ils sont très rapides et sortent peu de l'eau. Difficile dans ses conditions de prendre des photos. L'une des rares est ce dos avec sa nageoire.

marsoinNous n'avons pas pu observer des rorquals bleus. Il y en avait mais trop éloignés, cela nous aurait pris trop de temps pour un résulat aléatoire. D'autant plus qu'on ne peut les approcher qu'à plus de 400 mètres, comme les bélugas.

 

Pour finir quelques "souffles" de nos rorquals.

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Si vous êtes intérsssés, le centre d'interprétation sur les mammifères marins tient sur place, à Tadoussac, en temps réel, la liste et les positions des cétacés présents dans l'estuaire. Ainsi, le jour de notre visite, en plus des espèces sus-citées, il y avait deux rorquals bleus, un orque et... un requin blanc.

Mais, aussi, on retrouve ces renseignements sur internet à l'adresse:

https://baleinesendirect.org/lobservation-au-quebec/ou-sont-les-baleines-cette-semaine/