"Notre" Albanie en 40 photos (4)
De Gjirokastër, nous partons pour Korçë en empruntant la vallée de la Vjosë puis la route qui longe la frontière albano-grecque et nous fait entrer dans une région de toute beauté. Peu de traces de l'homme sur ce parcours. Quelques petits villages où l'accueil des habitants (pour boire ou déjeuner) a été fort sympathique. Nous n'avons fait que peu de photos lors de ce voyage. Nous avons seulement savouré et admiré ces paysages...
La Vjosë est l'un des fleuves les plus sauvages d'Europe.
Nous aurions pu faire des milliers de photos mais s'arrêter n'est pas toujours facile, la route passant par des canyons notamment où elle est fort étroite.
La route qui passe par Ersekë jusqu'à Korçë était réputée en (très) mauvais état, étroite et assez dangereuse. Elle a entièrement été refaite. Inconvénient, on circule plus vite et on n'a pas toujours le temps de déguster ce que l'on a sous les yeux.
Comme c'est une route isolée (on n'y a croisé que très peu de véhicules) - car la région est peu peuplée -, les troupeaux d'animaux domestiques sont un peu partout. Moutons, chèvres, vaches, ne manquent que les porcs à l'appel. Même les ânes et les chevaux étaient bien présents.
Lorsque les ânes (mules et chevaux aussi) ne travaillent pas, dans cette région, ils restent souvent équipés, prêts à retourner travailler.
L'animal est encore le moyen le plus souvent observé pour transporter les marchandises.
Que dire de Korçë? Une petite ville avec une avenue principale assez sympa. On est loin des flots de touristes et cela permet d'approcher (un peu) la vie des Albanais. Ici, ils ont des habitudes méditerranéennes, comme celle consistant à sortir se promener sur le boulevard Fan Noli (il est alors fermé à la circulation) avant le repas du soir. Un peu comme les espagnols. Par contre, apparemment, ils ne savent pas déambuler tranquillement : tout se fait au pas de charge. C'est assez rigolo à voir.
Une étrangeté: la présence d'un lycée français (depuis plus d'un siècle). Et une déception: le quartier artisanal restauré. Beau mais déserté par les artisans (trop cher). Il est quasi vide. Les seules boutiques ouvertes présentent essentiellement des articles pour touristes.
Autre "étrangeté": le nombre faramineux de Mercedes (très) haut de gamme et neuves conduites par de très jeunes gens. Un défilé constant sur le boulevard... La présence proche de frontières serait-elle pour quelque chose dans cette débauche de luxe ? Quand on connait le prix de ces voitures et le salaire moyen...