Petit séjour au Québec cette année. Notre premier dans ce pays, pour le découvrir. Nous n'avions prévu que trop peu de jours pour découvrir la Mauricie.

Pas de chance, l'entrée nord du parc national était fermée, pour au moins un an. Et, avec elle, toute la moitié nord-est du parc. Dommage. Nous avions trouvé un logement à proximité de cette entrée.

Vu que nous n'avions qu'une journée, notre hôte nous a indiqué les endroits à voir en priorité.

En voici quelques photos.

15082018-IMG_3922On peut voir déjà l'aspect que présente le parc: d'immenses forêts coupée par des lacs souvent très encaissés (anciennes vallées glaciaires?).

Ce matin-là, il avait fait orage et en ce début de matinée, le ciel était gris et l'atmosphère était chargée d'humidité.

 

 

 

 

 

 

 

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15082018-IMG_3928Les lacs occupant les vallées son généralement de forme allongée. Celui-ci est un petit lac...

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Toute la partie ouest du parc s'organise le long du grand lac Wapizagonke.

Ce lac mesure 15km de long dans la direction nord/sud. Il se jette dans la rivière Shawinigan.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce lac dont j'ai oublié le nom, était extraordinaire.

Un petit sentier menait à ce poste d'observation. Lorsque nous sommes arrivés, il régnait un silence quasi absolu: pas un souffle de vent dans les feuilles, pas un chant d'oiseau, pas un chant d'insecte. L'impression était étrange presque angoissante. Et ce silence a duré de longues secondes jusqu'à ce qu'un chant d'oiseau vienne le troubler.

 

 

 

 

 

 

15082018-IMG_3932Nous sommes allés jusqu'au lac Gabet, un petit lac isolé au milieu des bois et accessible seulement par un chemin.

De part sa tranquillité, on peut y observer des animaux (orignal notamment) même en plein jour.

Pour nous, il est resté désespérément vide. Mais il était très agréable.

Ce qui l'était moins, ce sont ces milliers de moustiques qui nous ont dévorés tout le long du chemin.Nous avions oubliés notre antimoustique dans la chambre.

Souvenir, souvenir!

 

 

 

 

 

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Lorsque les lacs ne sont pas trop encaissés et pour chaque petit ruisseau, une grande zone humide les entoure. Cela leur donne un air "sauvage" que n'ont plus nos cours d'eaux. Hélas.

 

 

 

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Ce fut aussi l'occasion de rencontrer notre premier panneau d'une très longue série nous avertissant de la présence d'orignaux.

Nous n'en avions pas vu lors de notre trajet Montréal/Grand-mère en Mauricie car nous l'avions effectué de nuit (merci à la compagnie aérienne -1 heure de retard-, aux douanes -1 heure- et au loueur de voiture surtout -2 heures!-).

 

 

 

 

 

 

 

Par contre, c'est en Mauricie que nous avons aperçu notre premier écureuil canadien. Un grand écureuil noir.

Sciurus carolinensisCet écureuil, très grand, environ 50cm, peut être noir ou gris, avec plus ou moins de roux.

Nous ne l'avons rencontré que dans le sud de notre périple: Mauricie, Québec, île d'Orléans et surtout Montréal où il est très commun et pas du tout effrayé par la présence de l'Homme.

Par contre, là où il vit, nous n'avons pas vu d'autres espèces d'écureuils. Et, étant donné qu'il a été introduit en Europe, il pose de graves problèmes, car, comme dans son habitat naturel, il élimine les autres écureuils. Et, dans notre cas, NOTRE écureuil roux.

Tamiasciurus hudsonicus

 

 

 

L'écureuil roux (il n'a rien à voir avec notre écureuil roux) vit plus au nord. Nous l'avons fréquemment rencontré dans la région du lac Jean, mais aussi le long de la côte nord jusqu'aux environs de Baie-Comeau, point le plus septentrional de notre périple.

Il vit de préférence dans les arbres mais ne dédaigne pas venir à terre pour y ramasser des graines.

Il mesure de 25 à 30 cm, un peu la taille du nôtre.

Peu farouche, il est très amusant à regarder, et il est tellement beau... Il faut voir et entendre ses disputes avec ses congénères...

Tamias striatus

 

 

 

Un dernier écureuil vit au Canada. Il s'agit du Timia rayé, appelé communément "petit suisse" par les habitants. C'est le plus petit des trois espèces. Plus terrestre aussi, même s'il grimpe très bien aux arbres.

Il cohabite avec l'écureuil roux, n'entrant pas vraiment en concurrence car utilisant des étages différents de la végétation.

Tamias striatus